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Tome II.
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CHAPITRE XXXVlIf.

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honneur, vendus aux ennemis de la France , etc. »U ajoutait : « J'affirme quil estfaux que la répu-blique française veuille se mêler des affaires dela Suisse . » Puis tout dun trait, il annonçait« qu 'il fallait faire la révolution volontairementet promptement. » Le général Brune écrivait ausside son côté : « Je marcherai contre Berne jus-quà ce quon y ait accepté la nouvelle consti-tution helvétique , » cest-à-dire la constitutionqui venait dêtre envoyée toute faite de Paris ,sans même quon eut fait semblant de consulterceux pour qui elle était destinée.

Cet excès dinsolence et dinjustice produisitun ressentiment si général, que Brune en crai-gnit les conséquences , et proposa, afin de lecalmer , des conférences amicales entre descommissaires assemblés à Payerne . Le ministreMengaud nen continuait pas moins ses négo-ciations funestes avec les mécontens, et lar-mée du Rhin savançait sous les ordres dugénéral Schauenburg. Berne avait vingt millehommes de ses propres milices, commmandéspar dErlach , deux mille volontaires du paysde Vaud , et cent cinquante dragons pour toutecavalerie. Ceux des autres cantons qui ne sé-taient pas encore soumis à la constitutionimposée par la France , avaient envoyé cinqmille hommes au secours de Berne , mais aveclordre de nagir que défensivement ; enfin, ce