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Tome II.
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536 ESSAI HISTORIQUE,

canton dUnterwalden , entreprit seul de ré-sister.

Trois prêtres en grand crédit parmi eux, lecuré de Stantz et son vicaire, et le même ca-pucin Styger dont on a déjà parlé, avaientfanatisé le peuple de ce district, en lui per-suadant que sa religion était en danger , aussibien que sa liberté. Linsulte gratuite , faite àla célèbre madone dEinsiedlen, qui avait étéenvoyée à Paris comme une pièce curieuse ,semblait confirmer cette accusation. Ils prê-chaient ouvertement contre le petit livre (laconstitution). et le chargeaient dimprécations.Le commissaire de lévêque de Constance (i) à

(i) M. de Dalberg, coadjuteur de Mayence, et plus tardprince primat et duc de Francfort . Le commissaire sap-pelait Krauer, professeur et prêtre très conside'. Levicaire-général, baron de Wessenberg, fit aussi tous sesefforts pour tranquilliser la conscience de ces héroïquespâtres, et laver la constitution unitaire du reprochedimpiété. Lanecdote suivante se trouve dans Y Essaihistorique sur la liberté de VEglise gallicane, par labbéGrégoire (Paris , 1817); elle est assez curieuse et nestque trop vraisemblable. « Le prince primat, de qui je tiens« lanecdote, étant à Vienne , Thugut lui dit : De quoi« savisent ces docteurs (la faculté théologique de luni-« versité de Brisgau en Souabe), de justifier le clergé« assermenté de France , dans un moment , au moyen« de préventions qui peignent les Français comme des