CHAPITRE XXXIX.
535
et de leurs enfans, étaient d’avis de traiter avantqu’il ne fût plus temps. L’assemblée générale,'qui se tint le 4 » fut extrêmement agitée : il y eutpresque du sang répandu ; à la fin une grandemajoritédécidaen faveur desconditions offertes,et la paix fut signée le 5 .
La nouvelle constitution imposée arbitrai-rement par la France, éprouva dans le Valais une aussi forte opposition ; Schauenburg yenvoya une division pour soumettre ce pays.Sion sa capitale fut prise d’assaut; les fiabitanscombattirent partout avec le courage du dés-espoir, et souffrirent toutes les calamités dela guerre ; mais il fallut à la fin se rendre. Toutela Suisse se trouva ainsi unie sous le mêmegouvernement représentatif.
La soumission des quatre cantons appelés Fo-restiers ( Waldstetten ) à la nouvelle constitu-tion, étantentièrement forcée, le directoire hel-vétique , afin de diminuer leur influence dansla législature, fit passer, en juillet 1798, uneloi qui réunissait ces quatre cantons en unseul , ce qui réduisait leur représentation dansl’assemblée à douze membres , au lieu de qua-rante-huit; cette mesure arbitraire ne pouvaitpas ajouter à l’aversion qu’ils ressentaient déjàpour le gouvernement ; et toute résistance de-vant'être inutile, on se soumettait; le peuplede Nidvvalden , formant la section inférieure du