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Tome II.
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CHAPITRE XXXIX.

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y étaient accoutumés, et voulant lantique fé-dération , et rien autre, ou la séparation entière.Tous les agens diplomatiques que la France en-voyait successivement en Suisse , MM. Pichon,Reinhard, Verninac, etc. avaient pour instruc-tion d'encourager cette disposition, afin dame-ner la chute du gouvernement central, qui neconvenait plus à sa politique : ainsi on conseillaà ces cantons démocratiques de sadresser har-diment au pouvoir qui avait causé tous leursmalheurs, pour lui en demander la réparation.

Ce fut dans ces circonstances que Bonaparte ,alors premier consul, offrit sa médiation, etnomma quatre sénateurs, MM. Barthélemi ,Rœderer, Fouché et Desmeuniers, pour confé-rer avec dix députés suisses choisis par les différens partis. Bonaparte , assistant lui-même àune de leurs assemblées (le 29 janvier i 8 o 3 ),étonna les députés de la consulta par la con-naissance intime quil y montra des affaires dela Suisse , et lhabileté avec laquelle il sut entirer parti pour masquer ses vues secrètes. Undeux écrivit le même jour cette conversationde mémoire, et soumit ses notes à lexamen dunautre député (1), qui a bien voulu nous en com-muniquer la minute en original. Cette pièce est

(1) M. Stapfer, ci-devant ministre de la républiquehelvétique à Paris .