<76 OBSERVATIONS SUR LES PUCERONS.
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OBSERVATION IX.
Autres Observations fur les Fœtus que les grojf^s Fucerones duChêne m.ttcnt au jour.
Que ces Fœtus font de véritables œufs.
J’A x prouvé ci-dessus ( Obs. VII. ) que l'enveloppe des Fœtusest douée d’une élasticité très-senfìble ; c’est une Observationque j’eus depuis occasion de répéter fur quelques Fœtus quej’avois forcés, comme les premiers , de venir au jour : maisje remarquai cette fois une particularité à laquelle je n’avoispas encore fait attention ; c’est que la matière que renfermeleur intérieur a beaucoup de rapport avec le Corps graifj'eux(i) des Chenilles.
Je voulus ensuite éprouver si la membrane ou enveloppe deceux qui avoient été déposés dé j a depuis un certain te m s,seroit autant souple & élastique , que j’avois trouvé celle desFœtus sortis par la pression ; mais elle me parut plus ferme,& la liqueur qu’elle renferment étoit semblable à celle qu’onvolt sortir des Pucerons de cette Efpece lorfqu’on les écrase ;je veux dire , assez claire & d’un verd-foncé.
Mais que devons-nous penser des Fœtus dont accouchentquelquefois nos grosses Fucerones du Chêne ? Je n’ai à offrirlà-dessus que des conjectures, mais qui paroítront vraisem-blables..
( i ) Ce Corps graisseux Jans les Chenil'es , est cette matière jaunâtre semblable à la graisse qui occupe les vuides
que les autres parties laissent entr’elles.Voy. Mém. pour servir à PHist. desInf. Tom. I. p. 145.