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moins de combinaison et plus de hasard dans lesbatailles.
Il est bien vrai qu’une combinaison nouvellecompliquant un art quelconque en suspend unmoment la marche ; mais si cette combinaisonest heureuse, si elle est efficace, bientôt elle feramarcher de nouveau, et bien plus rapidement,l’art ou la science qui en aura reçu l’application :c’est ce que l’histoire nous montrera pendant cesdeux derniers siècles.
Quant aux chances du hasard, trouvées pluspuissantes dans les effets de la mousqueterie oumême de l’artillerie que dans le chaos d’unemêlée corps à corps, cette proposition ne semblepas pouvoir soutenir l’examen. On soutiendroitune thèse plus vraisemblable, en avançant que,plus les combattans sont éloignés, plus il fautde génie et de combinaison pour tirer avantaged’une position , et plus il faut aussi de sang-|b froid et de courage d’esprit pour braver une| mort qui vient de loin et qu’aucun effort cor-porel ne peut repousser ou rendre, ce qui arrivesi souvent dans la guerre moderne.
Quoi qu’il en soit, admettons l’égalité; admet-tons qu’il faille précisément les mêmes efforts,les mêmes sacrifices, le même génie, le mêmecourage, la même vertu enfin, dans les tempsactuels que dans les temps anciens.