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Autre réforme en 1668, autre réduction; cene fut pas la dernière, et l’on continua de trou-ver officiers et soldats.
Louvois, avec tout son génie, crut n’avoirrien de mieux à faire que de marcher, pour l’ad-ministration proprement dite, sur les traces deson père.
Un siècle environ après que Le Tellier et Lou-vois eurent ouvert et suivi avec tant de succèscelte carrière d’ordre et d’économie (1), M. deChoiseul extirpa les derniers restes des anciensabus, effaça les dernières traces des anciennesroutines administratives dans l’armée.
Long-temps les capitaines des deux armes ,qui recevoient la solde de leur compagnie, 11’endistribuoient que ce qu’ils ne pouvoient pas s’ap-proprier sans s’exposer à être abandonnés deleurs soldats.
Dans le même temps, un autre abus minoit les
(1) Il v a eu dans ce laps de temps des ministres très-re-commandables , tels que M. Le Blanc, M. de Bellisle, et surtoutM. d’Argenson , dont l'administration fut si paternelle ; mais ilsn'introduisirent et ne réformèrent rien d’important, en admi-nistration , à moins qu’on ne veuille compter la suppress'on desconcordats dans l'infanterie. On peut voir, au sujet de cettesuppression . l’ouvrage de M. Audouin sur l’Administration.militaire.