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Tome deuxième.
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troupes et épuisoit le trésor : c’étoit celui despassevolants ou soldats imaginaires, qu’on sup-posoit potïr escamoter la solde, et qu’on tuoitrégulièrement à chaque bataille, pour les faireressusciter et périr de nouveau sous d’autresnoms (x).

M. de Choiseul réduisit les capitaines des deuxarmes aux simples appointemens, leur ôta lamanutention et l’entretien de leurs soldats. Dès-lors ils n’eurent plus la possibilité de détournerà leur profit l’argent de la solde, en produisantà la revue des soldats supposés, et un généralput faire galopper la cavalerie, sans que les capi-taines criassent qu’on crevoit leurs chevaux etqu’on les ruinoit.

Sous M. de Choiseul, il y eut un quartier-maitre par régiment, ainsi qu 'une caisse et unecomptabilité régulièrement tenue.

M. de Choiseul paroît avoir achevé de résoudrele problème posé par Le Tellier, et à la solutionduquel on avoit travaillé pendant plus de cent

(i) L’administration confiante et dissipée de François I eT 'avoit été cause qu’à la bataille de Pavie, ce prince n’eut passous les armes les deux tiers du nombre sur lequel il avoitcompté. L’infidélité et l’avarice des officiers , surtout, à ce quedit l’histoire, des Italiens, la négligence ou la connivence desadministrateurs occasionèrent ce désordre si fatal à nos armes.