« Les armes plus ordinaires de l'infanterie du» temps présent sont, dit Rohan, pour la défen-» sive le pot, la cuirasse et les tassettes, pour» l’offensive l’épée, la pique et le mousquet qui» sont plutôt les armes des Grecs que des Ro-» mains. »
Il faut ajouter, ici, les targes ou grands bou-cliers dont il recommandoit inutilement l’usage.
| Les armes offensives de la cavalerie étoient decinq sortes : la lance, le pistolet, l’épée, la cara-• bine et l’arquebuse à mèche,j La lance et le pistolet étoient affectés à la ca-I valerie pesamment armée, dont les armes défen-sives étoient la cuirasse, la salade (i), les bras-sards, les tassettes, les genouillères, les garde-reins; les chevaux avoient cessé d’être bardés defer.
Mais cette cavalerie étoit peu en usage; lesEspagnols seuls en avoient gardé quelques com-pagnies , plutôt, dit Rohan, par gravité que par) raisonj en France, on avoit senti l’inconvénientde cette cavalerie qui ne pouvoit combattrequ’en haie à cause de son armure et qui résis-
(i) Casque léger appelé morion dans l’infanterie , maismoins léger que le pot-eu-lête; pour dire cent cavaliers deceux qui portoient cette espèce de casque , on lit souvent dansMontluc et autres cent salades.