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Tome deuxième.
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toit mal à une cavalerie susceptible de se formeren escadron et en colonne.

Une cavalerie plus légère, qui avoit pour ar-mes offensives l’épée et la- carabine, avoit pourdéfensives le pot-en-tête et la cuirasse; en i 597,on l’arma de pistolets à rouet.

Sous Henry IV, la distinction s’établit plusfortement entre la grosse cavalerie et la cavalerielégère , on forma l’une et l’autre en compagnies.Chaque compagnie de grosse cavalerie avoitdeux carabiniers, tireurs bien appris, destinés àfaire feu avant la charge pour jeter un premierdésordre dans l’escadron ennemi. Quand tout lerang eut une arme à feu, égale en commodité àla carabine, les carabiniers ne furent plus dis-tingués des autres que comme hommes d’éliteou censés tels; c’est en cette qualité qu’on ima-gina d’en faire un corps à part; le rôle fut ctian-,gé, le nom seul resta.

En 1590, il existoit des arquebusiers à chevalqui mettoient souvent pied à terre pour com-battre; ils prirent peu à peu le nom de dragons;et, par la suite, quand on eut substitué poureux le fusil au mousqueton, au lieu d’une cava-lerie accidentellement à pied, ils formèrent uneinfanterie à cheval qui relraçoit l’image de lapremière cavalerie romaine et qui ne conservapas assez long-temps son caractère.