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Tome deuxième.
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dans l’armée de la Ligue; mais Sully, pendafit lecours de sou administration, avoit amplementpourvu à cette partie et, dans le temps où Rohanécrivoit, elle étoit florissante.

En parlant de la proportion qui devoit sub-sister entre l’infanterie et la cavalerie, le mêmeécrivain la présente comme sage, si dans les paysouverts on a un quart de cavalerie, et un sixièmeseulement dans les pays de chicane. Quelquesannées auparavant, cette proportion étoit géné-ralement encore d’un tiers de cavalerie; on sesouvient que les Romains n’en avoient qu’unonzième jnsqu’à la décadence, et qu’au contrairel’infanterie avoit presque entièrement disparudans le Bas-Empire et le moyen âge.

Les causes locales qui modifient cette propor-tion entre les armes sont nombreuses et dignesde beaucoup d’attention. Les Suisses ne pour-voient jamais atteindre même à la proportion dela cavalerie la plus foible qui ait existé; ils n’ontpas de chevaux pour la fournir. Les Polonais de-vraient la dépasser de beaucoup à cause de leurfacilité à former de la bonne cavalerie et de leurdifficulté, au contraire, à se créer une bonneinfanterie. L’Italie ne manque pas de chevaux;mais la constitution du pays, les longues chaus-sées qui bordent les fleuves ou les marais per-