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Rohan recommande que ces cavaVers soientbien montés, puisqu’ils combattent à cheval;et, en effet, ils n’avoient pas eu besoin de che-vaux si solides dans le commencement de leurinstitution, quand ils se portoient seulement àcheval au lieu du combat et combatlolent à pied;il s’agit, ici, des dragons créés en Italie par lemaréchal de Brissac sous François I r .
Quant à l’arquebuse à mèche, on l’avoit dé-laissée presque entièrement dans la cavalerie,parce que les cavaliers qui s’en servoient nepou-voient avoir d’armes défensives; dans l’infante-rie, parce que les soldats, qui avoient un bidetdestiné à porter l’arquebuse , ainsi que sa four-chette et son attirail, ne se servoient plus de cettemonture que pour porter du butin.
Néanmoins Rohan pense que c tte arme pou-voit, dans quelques occasions, rendre des ser-vices, comme pour garder des passages, le loge-! ment de la cavalerie, etc., et surtout en déta-| chant les arquebusiers, un jour de combat,
| comme Coligny l’avoit fait à Montcontour.
Quant à l’artillerie, on a vu combien elle étoitfoible à Montcontour des deux côtés en compa-raison de ce qu’elle étoit à Rome à l’entrée deCharles VIII; assez long-temps après, à Ivry, elleétoit plus foible encore; il n’y avoit que sixpièces de canon dans l’armée royale et quatre