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» Gomme Condé, ce coup d’œil infaillible qui» décide du succès des batailles;
» Comme Charles XII, le moyen de rendre» les troupes presque insensibles à la faim , au» froid, à la fatigue ;
» Comme Turenne, le secret de ménager la vie» des hommes. »
Il semble que Raynal ait voulu peindre ici lebeau idéal du grand chef de guerre, et cependanttous ces traits sont vrais.
Maurice , non-seulement profita des inven-tions des autres, chose si rare et si grande à laguerre, mais encore il inventa lui-même. Il éta-blit beaucoup de choses nouvelles pour l’attaqueet la défense des places.
Dans d’autres parties, il n’osa pas faire toutesles innovations qu’il jugeoit utiles (i); il savoitcependant concevoir une grande résolution , etl’exprimer avec vigueur.
Avant la bataille de Nieuport, il renvoya tousles bâtimens qui avoient transporté son arméeen Flandre, et enflamma par ces paroles sessoldats naturellement phlegmatiques : « Amis,» il faut passer sur le ventre à l’ennemi, ou se« résoudre à boire toute l’eau de la mer ; prenez
(i) \oyez page io du chapitre préliminaire de cette partie.
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