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Tome deuxième.
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( 5 . )

» votre parti,le mien est pris : ou je vaincrai par» votre valeur , ou je ne survivrai pas à la honte» d’être battu par des gens qui ne nous valent» pas. »

Gustave-Adolphe parcourut l’Allemagne plu-tôt en bienfaiteur qu’en conquérant, les peuplesaccoururent plus d’une fois au-devant de celuiqui leur apportoit la liberté de conscience.

Rien n’égaloit la douceur de Gustave, si cen’est son amour pour la discipline ; mais sa sé-vérité sur cet article n’avoit rien de dur et depédantesque(i).

Sa raison profonde et tolérante égaloit la viva-cité et la grandeur de son génie.

L’obéissance, la tempérance, le travail, étoientune loi dans son armée; il donnoit l’exemple dela sobriété et de la retenue; chez lui, les besoinsdu soldat, sa santé, sa conservation, passoientavant tout.

Intrépide autant qu’accessible à la pitié , sonéloquence, naturellement douce, avoit ses mo-mens de force et d’énergie ; il disoit à des ré-gimens qui plioient à Lutzen : « Si, après avoir» traversé tant de fleuves , escaladé tant de mu-

(i) On sait qu'une heureuse désobéissance de son aide decamp Torstenson , un ordre qu'il portoit changé à propos, futla première cause de sa fortune.