Band 
Tome deuxième.
Seite
53
JPEG-Download
 

( 53 )

«railles, forcé tant de places, vous n’avez pas» le courage de vous défendre vous-mêmes,» tenez ferme du moins pour avoir le temps de» me voir mourir. »Ces paroles, qui furent écou-tées et qui produisirent leur effet, semhloientêtre dictées par le pressentiment; il fut frappéà mort, peu après les avoir prononcées, etpérit, comme Macchabée, enseveli dans sontriomphe; il n avoit que trente-huit ans.

Quand j’ai suffisamment parlé d’un chef d’école,je puis, dans le plan de mon ouvrage, m’abs-tenir de parler de ses disciples quelque illustresqu’ils soient devenus. De même, quand j’ai parléavec détail d’un ou de deux écrivains par époque,je puis taire les autres, sans être accusé de mé-connoître leur mérite.

Ainsi, je ne dérobe rien aux Bannier, auxTors-tenson, aux Gassion,auxGuébriant, aux Weymar,àHenride Nassau, etc. Si, parmi lesdisciplesdespremiers maîtres, je ne m’arrête que sur Rohan,MonlécucullietTurenne; de ces trois derniers etillustres disciples , deux ont développé avecbeaucoup d’ordre et de méthode la doctrine desrestaurateurs de l’art, Rohan celle des Nassau,Montécuculli celle de Gustave-Adolphe; Tu-renne a porté au plus haut point l’art ressuscitépar ces grands hommes.