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venons de voir quels étoient ces pelotons); chaqueligne avoit son corps de réserve et son artille-rie (1).
L’ordre matériel et l’ordre moral brilloientégalement, en toute circonstance, dans l’annéedu monarque suédois.
Son camp étoit comme une ville bien policée,toujours fermée et fortifiée de bons retranche-,mens; selon que la situation des lieux le per-mettoit, il tâchoit toujours de choisir un terrainégalement propre à l’attaque et à la défense.
Sa cavalerie environnoit scs quartiers, et étoit
(i) Schiller, dans 1 Histoire de la Guerre de trente ans,attribue une grande partie du succès de la bataille de Leipsickà des canons de cuir, par conséquent très-légers , dont Gustave-Adolphe avoit imaginé l’usage. L’artillerie de Tilly , lourde etpresque immobile sur ses affûts informes, ne put suivre unchangement de front devenu nécessaire, et droit sur ses proprestroupes. Dès qu’on s’en aperçut, on lit taire son feu , mais cesbatteries ne servirent plus de rien, faute de pouvoir changerde position avec l'infanterie. Du côté des Suédois, au con-traire, les légers canons de cuir purent se porter et servirpartout.
On doit s’étonner d’autant moins de ces canons de cuir,qu'il est bien prouvé qu’on a tiré , en plusieurs occasions , unassez grand nombre de coups avec des canons de bois cerclésen fer ; il passe pour constant que , dans nos dernières guerresciviles de l’Ouest, les Vendéens ont fait usage de canons debois.