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fête ; au lieu de se divertir, ils s'exercent au fusil,à la pique ou à toute autre arme ; ils cherchenttous à exceller et à gagner le prix destiné au plushabile; il en résulte que le trésor public s’enri-chit, cette dépense des prix étant la seule qu’ilait à faire.
« Les Allemands ne veulent aller à la guerreque quand ils sont bien payés, encore ne raar-cheroient-ils pas s’ils n’étoient commandés pardes hommes de leur nation ; aussi en coûte-t-ilplus cher à V empereur pour lever une année ,quà tout autre prince.
Il peint la cavalerie allemande comme ayantde bons chevaux, assez bien armée, mais lourde,incapable de résister à la cavalerie italienne oufrançaise : les hommes étaient aussi braves; maisleurs selles étaient petites, sans soutien, sans ar-çons; les Allemands n’avoient point d’armes dé-fensives pour les cuisses et pour les jambes; ilsrésistoient mal à la première attaque; ce qui étoitpourtant le mérite et la force de la gendarmerie :dans une mêlée, ils pouvoient être facilementblessés aux parties découvertes, ou renversés parla pique ; la lourdeur de leurs chevaux les em-pêchoit de les manier facilement.
L’infanterie allemande étoit bonne et plus bellede beaucoup que l’infanterie suisse, selon lemême écrivain ; mais les Allemands n’avoient