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Tome deuxième.
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( 6i )

presque d’autres armes que la pique et l’épée :ils pre'iendoient ne craindre que le canon, parcequ’avec leurs longues piques et leurs rangs serrés,ils tenoient à distance leurs ennemis; aussi, ditMachiavel, ne sont-ils bons qu’en plaine; ils ontmal fait à l’attaque de Padoue : à Ravennes, aucontraire, le bataillon carré des Allemands tintbon contre la cavalerie espagnole, tandis queles Français et les Gascons étoienl rompus. »

Voilà quels étoient les Allemands, au rapportd’un bon observateur, environ un siècle avantMontécuculli ; la différence morale ne pouvoitpas être grande ; le général nous instruira en dé-tail de la modification tactique. On n’aura pointperdu de vue qu’à cette époque, les pays hérédi-taires de la Maison d’Autriche lui fournissoientpeu de troupes; que ces troupes étoient peu esti-mées, et que c’étoit surtout comme empereurd’Allemagne, et avec les troupes du Corps Ger-manique, que le chef de la Maison d’Autrichefaisoit la guerre : ainsi les mœurs de toute l’Alle-magne militaire, ses usages, ses besoins, étoientce que Montécuculli avoit à observer dans lesinstitutions et les habitudes des troupes autri-chiennes ou impériales : c’est ce dont il nousrend compte.

Les escadrons de Montécuculli étoient de centcinquante cavaliers à trois de hauteur et cin-