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veur des nuits et des vents; cela changea l’étatde la guerre et réussit.
«Gustave-Adolphe, remarque encore Monté-cuculli, qui connoissoit bien la Pologne et sespropres troupes, se contenta de prendre quel-ques places et de les garder, tandis que Charles-Gustave voulut conquérir et parcourir toute laPologne et y périt au milieu de ses succès ( t). »
En thèse générale, il conseille d’attaquer plu-tôt que de se défendre : « On combat, dit-il, avec» moins de vigueur chez soi, parce que l’espé-« rance de se sauver dans les places voisines di-» minue l’opiniâtreté de la défense ; sur les terres« d’autrui, on soulève les mécontens et on leurjj fournit des secours effectifs ; la source des» hommes, de l’argent et des autres choses né-» cessaires, ne se trouble et ne se tarit que dans» le pays où est le théâtre de la guerre. »
(i) Il est curieux de voir dans les Mémoires militaires dumaréchal de Saxe, qui connoissoit aussi la Pologne, ce qu’ilpropose à son tour, non-seulement pour éviter le sort deCharles-Gustave, mais même pour faire plus et aussi soli-dement que Gustave-Adolphe, et garder tout le royaume si detrop puissantes interventions extérieures ne s’y opposent pas.Nous avons des expériences plus récentes de guerres faites enPologne : de toutes ces comparaisons, la lumière et la véritédoivent jaillir pour qui sait observer et réfléchir. C’est là l’étudede la guerre qu’on peut faire en tout lieu et en tout temps.