( 7 ° )'
manente; il est aisé de rendre un peuple entierpropre à former, au besoin, une armée.
Celle que Montécuculli demande n’est pasd’une proportion effrayante, si on la compareaux armées d’aujourd’hui; elle consiste en trentemdle combattans ainsi répartis : vingt mille hom-mes de pied renforcés, au besoin, de deux milledragons, mille sept cents chevaux pesammentarmés et trois mille chevaux-légers, le reste enartillerie, etc.
On voit que la cavalerie étoit encore près d’unquart de l’armée ; l’amélioration avoit marchélentement en Autriche comme en France.
Il applique cette armée aux plus grandes opé-rations.
En proposant la manière de bien établir cequ’il appelle l 'état de la guerre , Montécucullifait le pendant du chapitre de Frontin de consti-tuendo statu belli; il propose des exemples an-ciens et modernes qui nous sont applicables.
« Domitien,en Germanie, éclaira et perça de» routes les forêts de l’Allemagne ; il ôta aux Ger-» mains leurs retraites et leurs forces.
» Les Athéniens, d’une guerre de terre, firent» une guerre de mer. »
Du temps de Montécuculli, le visir envoyoiten Caodiedes flottilles; cela lui réussit mal : il n’yenvoya plus qu’un vaisseau après l’autre, à la fa-