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dans l’offensive, et qu’il sentoit lui-même que,dans la défensive, qui exige plus de science, ilétoit plus foible.
» Vendôme, dit-il, s’abandonnoit,le plus sou-« vent, à la valeur des troupes, sur laquelle il« comptoit plus que sur la discipline. »
Nous remarquerons que la discipline est lacondition la plus essentielle à une armée pourla guerre défensive; les souvenirs récens se pré-sentent en foule à l’appui de cette remarque.
Folard regarde le prince Eugène comme ayantmieux pourvu aux besoins de la guerre défen-sive, parce qu’il formoit beaucoup de bons offi-ciers par cette même discipline que Vendômenégligeoit trop.
« Les moindres génies, ajoute Folard, sont» quelquefois hardis, moins par connoissance» que par l’inquiétude dont ils cherchent à se» délivrer et qui les porte quelquefois à des ré-» solutions extraordinaires qui leur réussissent.
» On peut acquérir le titre pompeux de grand» homme, de capitaine excellent, à fort bon» marché, dans une offensive ouverte. Mais c’est» autre chose dans une défensive ; il en coûte in-» Uniment plus; cette nature de guerre est si pro-» fonde qu’il n’est permis d’y exceller qu’à des» génies extraordinaires. »
Nous aj outerons encore, ici, une considération.