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Tome deuxième.
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de la guerre elle-même, ménager le pays et userrégulièrement de ses ressources.

C’est contre la puissance ottomane que seportent surtout ses spéculations de guerre.

Il attribue au pape Léon X, un projet de croi-sade dont il propose l’exécution.

« L’armée autrichienne auroit marché sur Cons-tantinople par la Bosnie, la Servie et la Thrace;le Roi de France auroit pris par la Grèce en pas-sant de Brindes en Albanie, le roi d’Espagne se-roit parti de Carthagène pour prendre Gallipoliet s’emparer des Dardanelles. Le pape seroit partid’Ancône, etc. »

Une chose frappe dans ce détail et marquecombien et avec quelle rapidité la face du mondechange; dans ce projet de coalition, n’est pasmême comptée et nommée cette puissance quiseule aujourd’hui fait trembler l’empire otto-man; ce fut en 1684, que, pour la première fois,les Occidentaux s’allièrent avec les Russes pourattaquer les Turcs.

Montécuculli trace ensuite le plan d’uneguerre défensive, en cas que le Turc remonte leDanube ; il est curieux et intéressant pour l’artde comparer la manière dont Montécuculli traitel’importante question des lignes d’opération, avecla manière dont ces questions ont été traitéesdepuis par Puységur et surtout par Lloyd, etc.