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Il voudroit la faire en hiver contre les Turcs;la raison en est spéciale; c’est que les troupesasiatiques ne tiennent pas contre la mauvaisesaison et désertent en masse.
Pour appuyer le principe de ne jamais sépa-rer ses troupes devant l’ennemi, il cite Walstein,qui fut battu à Lutzen pour avoir détaché Pap-penheim vers Hall et Galas en Silésie.
On sera curieux de connoître dans quelquesdétails ses bases d’administration; il donne ausoldat :
Deux livres de pain.
Une livre de viande.
Une mesure de vin, ou deux de bière.
Demi-livre de sel par semaine.
Il accorde pour le cheval :
Six livres d’avoine, ou quatre d’orge ou blé.
Dix livres de foin.
Trois bottes de paille par semaine (i).
(i) Si Montécuculli eût vu les grandes armées de nos jours ,il auroit été effrayé peut-être de porter à ce taux régulier laconsommation du pain, et surtout celle de la viande. Deuxlivres de sel au moins par mois paroissent une ration impos-sible à consommer ; un homme en consomme par mois quel-ques onces au plus; il est inconcevable que cette prodigalitésoit venue à la pensée de Montécuculli, dans un pays quin’est pas maritime, et où le sel de mine n’est pas très-bonmarché. Montécuculli parle de bière et de vin à distribuer