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Tome deuxième.
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Les bagages, de son temps, étoient considéra-bles; et, quoiqu’il en sente l’inconvénient, il semoque de ceux qui veulent faire la guerre sansbagages.

On a vu, de nos jours, faire la guerre sans ba-gages et sans la plupart des précautions que re-commande Montécuculli;on s’en est bien trouvétant qu’on a été secondé par la fortune, cettemanière expéditive de faire une campagne, sem-bloit avoir résolu un grand problème de guerre;mais, dans la fortune contraire, ce problème s’estreprésenté avec toutes ses difficultés; un sagemilieu est toujours ce qu’il y a de mieux en cecicomme en toutes choses ; néanmoins c’est ungrand avantage que d’accoutumer les troupes àpouvoir, dans l’occasion, laire un détachement,une marche rapide, sans bagages; mais il ne fautpas établir en règle, tout ce qui peut être, danscertains cas, une exception heureuse.

Il rapporte un réglement de Maximilien II,qui passoit un cheval de bât pour douze cava-liers.

aussi comme si l’on en trouvoit partout; il est cependant vrai-semblable qu'en faisant la guerre aux Turcs, il avoit souventmanqué de l’un et de l’autre. La ration du cheval est aussi ché-tive que celle de l’homme est copieuse. Y auroit-il dans ces dé-tails des fautes d’impression ?