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tion de Bonaparte en Italie montra de nouveautout le mérite et toute la puissance des petitesarmées conduites par un grand général; nous
de Veffectif aux prêsens sous les armes, devenue énormedans les derniers mois de cette période. A cette époque,l’existence d’un grand nombre d’hommes sous les armes avoitun motif, c’est le seul temps où nous avons été dans la né-cessité d’agir sur tontes nos frontières à la fois , et en mêmetemps au centre , à cause des guerres civiles.
Il faut observer qu’une partie de ce grand nombre d’hommessous les armes est, la plupart du temps, idéale; plus il y ad’armées , de communications entre ces armées , de désordredans leur organisation , de précipitation dans leurs mouve-mens, plus il arrive que le même homme compte dans deux outrois corps, dans deux ou trois années , et en même tempsdans les hôpitaux, dans les dépôts, etc., etc. C’est là la grandecause de la différence entre les étals de l’effectif et des présenssous 1 es armes ; et c’est ce qui enfle, au-delà de la vérité , cesgrands dénombremcns, surtout dans l'histoire moderne, etfait paroitre quelquefois les abus plus grands qu'ils ne sont enréalité.
Si les historiens nous avoient laissé de semblables renseigne-mens sur les dernières guerres de Louis XIY , quand nousavions des armées en Italie, sur tout le Rliin et au-delà , danstoute l’Espagne , quand d’autres armées menaçoient l’Irlande ,et que les Cévennes elles-mêmes occupoient un assez grandnombre de troupes , nous ven ions sans doute , à la seule ins-pection de ces tableaux, résulter des différences semblablesentre les contrôles et les présences, et les mêmes abus nousfrapperoient. Les mêmes circonstances amènent les mêmesfautes, et les mêmes désordres sont la suite des mêmes mal-heurs.