( 97 )
taires, considérés froidement et dans leur en-semble , ne peuvent qu’ajouter à la gloire de ce-lui qui fit tant avec si peu, tandis qu’il est restési peu de ce qui a consommé sous nos yeux tantet de si grands moyens.
Les premiers procédés, les premières institu-tions militaires de la révolution, tendirent à ré-tablir l’art sur les principes adoptés par ses pre-miers restaurateurs, mis en honneur par Tu-renne. On n’y resta fidèle qu’un moment; et cemoment fut bientôt suivi de tous les excès aux-quels peut se livrer tout pouvoir qui dispose demoyens gigantesques (x). La première expédi-
(i) Voici l’état des années de la république pendant lesdeux premières années de la guerre :
Fin de 1792, ou commencement de la
guerre.
Janvier 1793.
Mai.
Juillet.
Août.
Pluviôse an II.
Ventôse.
Germinal.
Fructidor.
Vendémiaire an III.
On voit dans cet état la progression rapide du désordre ; ony remarquera les abus croissant sans proportion, et la différence
T. II. n
Présens sousles armes.
Effectif.
de la
160, 23 o
218,964
47^290
599,537
645,195
760,922
862,996
947,724
1,026.952
• • 749-545
1,169,44