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Tome deuxième.
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II finit par la guerre qu’il a depuis faite enFlandre jusqu’à la paix des Pyrénées en 1659.

Ce sont quinze années des événemens mili-taires les plusintéressans, mais racontés par celuiqui y a présidé avec autant de brièveté que desimplicité.

Cette période laisse en dehors les seize der-nières années de la vie de Turenne. Cette cir-constance n’empêche pas Puységur de penserqu’on n’a rien écrit de plus instructif depuis lesGrecs et les Romains; il compare les Commen-taires de Turenne à ceux de César, bien que lecaractère des deux écrivains soit très-diffé-rent ( t ).

On admire surtout dans les Mémoires de Tu-renne la candeur de ses aveux; c’est surtout ence point qu’il diffère de César; et il est effective-ment curieux de voir avec quel détail Turennesemble se plaire à faire remarquer toutes ses

(1) Celte justice que rend Puységur à Turenne est admi-rable, après ce que nous avons vu , dans le paragraphe pi èce-dent, de la manière sévère dont Turenne avoit traité le pèrede Puységur, grand défenseur des privilèges, grand casuistedes préséances ; mais la vertu du fils étoit incapable de s’ar-rêter à ce souvenir, et, partout où il retrouve les usages queson père avoit soutenus , il les signale avec franchise commedes abus , et loue sans restriction ceux qui les ont extirpés.

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