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fautes et les positions dangereuses où elles lejetèrent.
Dans le récit de l’affaire malheureuse de Ma-riendal, tantôt il s’accuse de trop de facilité à per-mettre une mesure qui rendoit les cantonnemensde la cavalerie plus commodes, mais plus hasar-deux ; tantôt il dénonce sa propre résolutionprise mal à propos ; il ne dissimule pas quetoute s oji infanterie étaitperdue-, il se peint commeréduit, par sa faute, à fuir presque seul, et surle point d’être pris. Au milieu de ce désordre naï-vement raconté, il excuse M. de Rosen d’avoirengagé l’affaire, et ne manque pas de dire que cegénéral, qui fut fait prisonnier, avoit très-bienfait son devoir ; enfin, il se charge seul de toutle blâme d’une affaire désastreuse (i).
Quant à cette modestie dans le succès, à cetteindifférence pour ce qui touche si vivement tousles hommes, les traits qui caractérisent cette sin-
(i) Quelle différence de cette franchise, de cette naïveté deJ’urenne, de cet amour de la vérité sans bornes et sans réti-cence, avec la subtile argumentation, l’ergotisme opiniâtre ,les tours de force de Napoléon, pour persuader au monde cequi n’a jamais été vrai d’aucun mortel, en aucun temps ; savoirqu’il n’a jamais commis une faute dans ce qu’il a fait, une er-reur dans ce qu’il a dit ! On trouve bien quelque chose de cetteintention de Napoléon dans les Commentaires de César , maisavec bien plus d'art, de goût et de sobriété.