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Tome deuxième.
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à chaque campagne; mais ilsl’étoient ici par legénéral et sans brevet du prince.

Long-temps le premier capitaine de chaquerégiment l’avoit commandé, comme le primipilecommandoit quelquefois la légion : on instituades colonels et des lieutenans-colonels.

Les officiers-généraux avoient été d’abord entrès-petit nombre.

Dans la campagne de i643, Condé n’en avoitque quatre, deux lieutenans-généraux et deuxmaréchaux de camp.

Sous la minorité de Louis XIV, commencèrentà se multiplier, d’abord avec discrétion, les bre-vets et les emplois.

Ce fut vers cette époque que les nobles débrisde l’armée suédoise, conduits avec gloire aprèsla mort de Gustave-Adolphe par les chefs qu’ilavoit formés, vinrent, après la mort du duc deWeimar, se ranger sous nos drapeaux, et se fondredans l’armée française; ils y portèrent les leçonset les exemples d’une discipline inconnue, maisqu’ymaintinl avec autorité et avec succès notreTurenne, formé lui-même à cette école hollan-daise dont nous avons fait à peu près l’histoire,en faisant en détail celle de l’école suédoise.

Quant aux élémens et à l’ordre matériel des ba-taillons, ils se composoient de dix-sept compa-gnies, chacune de cinquante hommes et de trois