officiers; ils se lormoient sur huit rangs. et don-noient quatre-vingt-six files; Puységur les porteà mille hommes, et il nofis les représente com-binés de piquiers et de mousquetaires, et s’ap-prochant beaucoup de la formation respectiveet de l’ordre de ces deux armes usité dans l’arméede Gustave-Adolphe.
Seulement nos bataillons avoient plus de pro-fondeur que ceux de l’armée suédoise. Cette cir-constance indiquoit-elle une composition plusfoible et des soldats moins exercés? ou venoit-elle naturellement des traditions récentes dutemps où les bataillons étaient uniquement for-més de piquiers ?
Telles étaient les formations de l’infanterie,quand Turenne arriva au commandement desarmées. Voici ce que ces armées étaient encorevers la fin de sa vie :
Jusqu’en 1678 (1), dernière année de la guerreterminée par la paix de Nimègue, les bataillonsi fie l’infanterie française étoient encore de dix-sept compagnies, dont seize ordinaires et unede grenadiers (2), à chacune desquelles il y avoit
(1) Turenne mourut en 1670.
(2) Les grenadiers étoient originairement des soldats déta-chés pour jeter des grenades dans les tranchées ; 011 les enré-gimenta comme les carabiniers , et ce furent les soldats d’clitedes régimens.