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Tome deuxième.
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des piques a diminué, celui des mousquets aug-menté, et le fusil a été introduit.

De même la différence entre les bataillonsne consiste guère que dans la profondeur; aulieu de huit rangs, ils ne sont plus communémentque de six et même de cinq à la fin des cam-pagnes.

Les bataillons du régiment des gardes fran-çaises étoient composés chacun de six compa-gnies, lesquelles faisoient huit cents hommes;ils n’avoient pas encore de compagnies de gre-nadiers, mais un certain nombre de soldatsd’élite, tirés de chacune de ces compagniesfaisoient, au besoin, le service avec les com-pagnies de grenadiers du reste de l’infanterie.

Quant à l’infanterie étrangère, les bataillonssuisses étoient de quatre compagnies de deuxcents hommes chacune, y compris les officiers,ce qui formoit les bataillons de huit cents (i).

(i) Les Suisses, qui avoient ressuscité la phalange , en con-servoient les idées ; ces compagnies , de deux cents hommes ,s’approchoient fort du nombre du syntagme de deux cent cin-quante-six. Les officiers étoient compris dans ce nombre dedeux cents , et il est à croire que, suivant les mêmes idées . ilsétoient aussi dans le rang et avec les soldats , tandis que ,dans les régimens français, ils furent long-temps groupés àpart ; d’ailleurs , leur classement dans le rang étoit d’autantplus facile, qu’il se recueille de tous les documens qu’il n’y