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Tome deuxième.
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( io 9 )

L’infanterie allemande avoit ses bataillonsde huit compagnies de cent hommes chacune,faisant huit cents, non compris les officiers (t).

Les Suisses et les Allemands n’ont pas decompagnie de grenadiers ; mais il y a dans lescompagnies un certain nombre de soldats quien font le service ( 2 ).

Les autres régimens étrangers, soit italiensou irlandais, étoient de même force, et toutel’infanterie, tant française qu’étrangère, arméede même.

Dans la cavalerie légère, les régimens étoientde douze, neuf et six compagnies, chaque com-pagnie composée d’un capitaine, un lieutenant,un cornette, un maréchal-des-logis et cinquantecavaliers (3) , compris deux brigadiers et un

avoit pas, à beaucoup près , autant d’officiers dans les troupessuisses que dans les troupes françaises , et, en général, quatreseulement par compagnie.

(1) La proportion des officiers étoit la même que dans lesrégimens suisses. Pour ne pas être trompé , en lisant ce quien est écrit dans divers Mémoires , il ne faut pas perdre de vueque les Allemands appeloient officiers ce que nous appe-lons bas-officiers ou sous-officiers : Montécuculli les nommeainsi.

(2) Comme dans les gardes françaises , et par une imitationplus heureuse des usages des auciens.

(3) Ainsi, il n y avoit guère plus d’officiers en proportiondans la cavalerie que dans l'infanterie ; cependant il est aisé de