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trompette. Chaque escadron étoit de trois com-pagnies , ce qui faisoit cent cinquante maîtreset douze officiers ou maréchaux-des-logis ; lerégiment étoit de cinq escadrons ou sept centcinquante maîtres ; on voit que l’escadron etle régiment de Turenne étoient les mêmes queceux de Montécuculli.
Toute la gendarmerie formoit aussi des es-cadrons de cent cinquante maîtres chacun, les-quels, ainsi que la cavalerie légère et les dra-gons , se mettoient en bataille sur trois rangs ;toute la gendarmerie, la cavalerie légère et lesdragons portaient des baudriers.
Comme les dragons combattaient à pied et àcheval, au lieu de mousqueton ils portaient desfusils et avoient des fournimens et des baïon-nettes à manche de bois, pour mettre dans lecanon, comme les grenadiers. Dans la gendar-merie, les deux compagnies de mousquetaires,étant destinées pour combattre à pied et à che-val, portaient des fusils en campagne au lieude mousquets, et la compagnie de grenadiers àcheval aussi des fusils.
Depuis la mort de Turenne jusqu’à la paix
prouver que la cavalerie peut et doit avoir beaucoup plus d’of-ficiers que l’infanterie ; ils y sont sans inconvéniens , et onpeut y trouver beaucoup d’avantages.