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Tome deuxième.
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toit cette égalité approximative dans les bri-gades.

Ainsi, malgré l’inégalité des régimens devenueinsignifiante, les brigades, c’est-à-dire les ins-trumens de grande tactique adoptés par Tu-renne, présentoient l’idée de forces presqueégales; aussi les brigades étoient, à cette époque,et cela a duré jusque fort avant sous Louis XV,les seules divisions véritables, permanentes, lesseuls élémens en grand des armées ; en tellesorte que très-aisément et sans aucun inconvé-nient on auroit pu se passer de lieutenans-généraux et de maréchaux de camp; le ser-vice n’en auroit nullement souffert, pourvuque les aides de camp du général en chefeussent été ce qu’ils dévoient être (1), c’est-à-dire des officiers assez graves et assez autoriséspour qu’on eût confiance aux directions, auxordres, aux instructions qu’ils venoient donnerde la part du général aux chefs réels des subdi-visions de l’armée, c’est-à-dire aux brigadiers : leslieutenans-généraux rouloient , les maréchaux

(i) Ils l’étoient alors assez souvent ; c’étoient des officiersd’un âge mûr, et quelquefois appartenant à l’administrationde l’armée. On trouve, au Siège de Turin, par Lafeuillade, unnommé Séria, commissaire des guerres et aide de camp dugénéral en chef.

T. II.

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