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de camp roulaient } les seuls brigadiers avoientune autorité permanente et étoient attachés àune troupe qui avoit, chaque jour, à les recon-noître et à leur répondre.
Dans plusieurs plans annexés à l’histoire mi-litaire de Louis XIY, entre autres à celui de ladéfense de Toulon par M. deTessé, et sous lui,parM. de Guébriant, on voit l’emplacement desdifférens camps autour de la ville avec les nomsdu chef de brigade qui les commaridoit; onn’y voit pas le nom d’un maréchal de camp , nid’un lieutenant-général, parce que, chaque jour,ils changement de place, de commandement etde troupe.
C’est à ces inconvéniens que remédioient, au-tant qu’on le pouvoit faire sans une réforme ra-dicale dans l’organisation militaire, le grade etla fonction de brigadier et l’établissement debrigades pour toute la campagne quand Tu-renne les créa.
Ce grade ne présenta quelque chose d’inutileou de bizarre que par la suite , lorsqu’on vitles maréchaux de camp attachés en tout tempsà des subdivisions comme les lieutenans-géné-raux à des divisions ; et à la guerre, le lieu-tenant-colonel , pourvu du grade de brigadier,commander le colonel auquel il étoit subor-