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Les deux lignes de l’armée espagnole avoientleur droite appuyée à la mer.
Castelnau, avec un corps de cavalerie , étoit àla gauche de Tu renne derrière l’infanterie, etcaché en partie par elle, en partie parles dunes.
L’ennemi ne pouvoit point envoyer d’éclai-reurs sur sa droite, qui touchoit au flot de lamer, ni par conséquent connoître exactement laposition et le nombre de cette cavalerie; il nepouvoit pas non plus lancer en mer de petitesembarcations à la découverte à cause de la flottede Cromwel combinée avec l’armée française, etqui étoit en panne parallèlement au rivage etperpendiculairement aux lignes des deux arméesde terre (i).
La marée étoit à sa plus grande hauteur, pen-dant que l’armée espagnole prenoit position (2)ce jour-là; de manière qu’à mesure que la len-teur calculée de la marche de Turenne consu-moit du temps, la mer commençoit à baisser et,
(1) Nous étions alors liés intimement avec le protecteurdont la Cour de France porta même le deuil à sa mort, qui eutlieu peu de temps après.
(2) C’étoit une grande affaire alors que de se mettre en ba-taille ; le moindre mouvement, le moindre changement de po-sition étoit long et difficile ; les armées n’étoient point manœu-vrières, et, d’ordinaire, on se mettoit en bataille la veille pourcomabttre le lendemain. ,