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Tome deuxième.
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un peu haute, les embarcations de Cromwel in-commodèrent les Espagnols ; dès que la maréese relira, on en profita pour faire courir la ca-valerie le long de l’estrand.

Une circonstance particulière avoit concouruà déterminer Turenne en faveur du plan qu’ilsuivit. Un jeune page espagnol, pris la veille à lavisite des lignes, lui avoit été amené, et avoit dit,entre autres particularités dont il ne sentoit pasla conséquence, qu’on n’attendoit la plus grandepartie de l’artillerie au camp espagnol que sousdeux ou trois jours.Turenne, qu’on avoit réveillépour entendre l’interrogatoire du page, se fit ré-péter deux fois cette circonstance, et se rendor-mit ; il avoit conclu qu’il pouvoit faire de sonaffaire du lendemain une affaire de cavaleriedont le succès seroit assuré par les moyens dontnous avons vu le développement.

« Dunkerque,dit l’auteur du Siècle deLouisXl V ,» la plus importante place de Flandre, fut assiégée» par terre et par mer : Condé et don Juan d’Au-triche se présentèrent pour la secourir. L’Eu-»rope avoit les yeux fixés sur ce grand événe-» ment. »

Et plus loin : « La France, après la bataille des» Dunes, étoit puissante au-dehors par la gloire» de ses armes et par l’état où étoient réduites les«autres nations.»