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d’Albe commandoit cette cavalerie. Les plis d’unterrain raboteux abritoient les différens corpsde l’armée espagnole contre le canon des Por-tugais.
Le duc d’Albe fit attaquer d’abord le pont parProsper Colonne et les troupes italiennes; et ce-pendant la flotte espagnole, sur laquelle onavoit réparti deux régimens de milices, remon-toit le Tage et canormoit la flotte portugaise con-trariée par la marée.
Dans la vue de gagner du temps et d’attendrele plein effet de la marée montante et des au-tres combinaisons qu’il avoit liées à celle-là, leduc d’Albe fit attaquer d’abord assez foiblementle pont et le moulin; à la première et à une se-conde attaque, les régimens italiens furent re-poussés ; à la troisième , l’infanterie espagnole,sous la conduite de don Louis de Gusman, ne-veu du duc, emporta le pont et le moulin.
Ces attaques successives avoient attiré sur cesdeux points très-rapprochés presque toute l’ar-mée portugaise, ce qui convenoit parfaitementaux desseins du duc d’Albe.
A la faveur des inégalités du terrain, il avoitmasqué un grand mouvement de sa cavalerie,qui, hors de la vue des Portugais, avoit remontéle ruisseau d’Alcantara et étoit allée le passer, à
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T. II.