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Tome deuxième.
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une lieue environ, clans un endroit moins pro-fond et moins difficile.

On voit que ce pont et ce moulin lentementemportés et long-temps le but d’une fausse atta-que, faisoient là précisément le même rôle queTurenne fit depuis, jouer à la grande dune fortifiéepar les Espagnols sur le milieu environ de leurligne, et que Turenne attaqua avec le même artet la même lenteur, pour y porter l’attentionprincipale et la plus grande partie des forces del’ennemi.

Cependant arrivoit pour le duc d’Albe l’heuredécisive, celle de la plus haute marée, qu’il avoitmarquée pour mettre le sceau à cette journée.La marée montante, extrêmement forle dans leTage, donnoit une grande supériorité à la flotteespagnole qui en suivoit le mouvement.

A l’heure fixée par le duc d’Albe, la cavale-rie conduite par son fils don Fernand de To-lède, et deux mille mousquetaires ( fantassins ),sous le commandement de don Sanche d Avila,qui avoient passé le ruisseau et le ravin moinshaut que la cavalerie, mais également hors dela vue de l’ennemi, se présentèrent sur le flancdroit de l’armée portugaise.

Don Sanche d’Avila étoit un homme de guerrede grande réputation, dont le duc ne craignoitque l’extrême impétuosité; il avoit confié à son