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» Il a observé que cette rivière coule toujours» circulairement, en sorte que l’arc est du côté» de Montécuculli, et qu’il en occupe la corde.» Ainsi, soit que Montécuculli veuille se porter» sur Strasbourg, soit qu’il veuille marcher sur» ses ponts, il faut qu’il la passe (r).
» C’est sur cette heureuse nature de pays,» dont un génie comme le sien pouvoit seid saisir» les avantages, qu’il fonde sa défensive. Il a le» Rhin derrière lui; mais que lui importe le Rhin,» si, au moyen de l’obstacle invincible qu’il a sur» son front, il n’est pas dans le cas de combattre» dans cette position? Montécuculli tentera-t-il» de passer le Rhin au-dessus ou au-dessous de» lui? Alors il marche à lui, et l’attaque au pas-» sage, ou bien il prend sa défensive dans un» autre sens, appuyant sa droite ou sa gauche
(i) Ici, le fait avoit frappé les contemporains.
« Les ennemis, dit Rainsay.ne pouvoient comprendre com-» ment le vicomte , avec vingt mille hommes, avoit tellement» garni l’espace des trois grandes lieues depuis Wilstedt jus-» qu’à Althenheim , qu’il se trouvoit toujours à portée de dé-» fendre son pont et celui de Strasbourg, dès qu’ils paroissoient» vouloir aller vers l’un ou vers l’autre. »
Voilà , en effet, ce qui a dû étonner tout le monde ; mais iln'éloit pas donné à tout le monde d’en développer les causescomme Guibert. (