Band 
Tome deuxième.
Seite
152
JPEG-Download
 

( 1 5a )

rendu de si justes honneurs après sa mort,malgréla haine du ministre tout puissant qui, débar-rassé de ce grand homme, se hâta de détruiretout son ouvrage

« Il est très-rare , dit Voltaire , que , sous un» Gouvernement despotique, où les hommes sont» occupés de leurs intérêts particuliers, ceux qui» ont servi la patrie meurent regrettés du public.» Cependant Turenne fut pleuré des soldats et» des peuples. Louvois fut le seul qui se réjouit» de sa mort. On sait les honneurs que le Roi fit» rendre à sa mémoire, et qu’il fut enterré à Saint-» Denis, comme le connétable Duguesclin, au-« dessus duquel la voix publique l'élève, autant» que le siècle de Turenne est supérieur au siècle» du connétable. »

Les premiers honneur s que Bonaparte, consul,fit rendre aux anciennes renommées, furent pourTurenne. Lucien, ministre de l’Intérieur, et Car-not, ministre de la Guerre, y contribuèrent aveczèle : Carnot prononça, aux Invalides, un dis-cours remarquable, dans lequel il proclama Tu-renne le premier des guerriers, et le proposa àtoutes les générations comme le modèle deshéros.