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Tome deuxième.
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( i5i )

» les efforts de l’armée entière de l’ennemi, et» qu’elle est demeurée maîtresse du champ de» bataille, a dépouillé les morts des ennemis» restés sur le terrain où l’on avoit combattu, et» forcé l’ennemi à se retrancher hors de portée» d’elle, après avoir, pendant une journée entière,» fait des efforts inutiles pour l’accabler. «

Feuquières indique, avec une juste amertume,la différence de cesbataillons suffisamment guidéspar leur propre impulsion morale, et résistant àtout, malgré tant de circonstances qui se réunis-soient contre leur vertu, avec le spectacle qu’of-frirent , trente ans après , tant de bataillons àHochstedt, se rendant sans combat,'parce qu’ilsne recevoient point d’ordre et que leur chefétoit prisonnier.

Il s’étoit fait une grande révolution dans leschoses, et par conséquent dans les personnes.Ici, les soldats étoient, et s’enorgueillissoientd’ètre les élèves et les compagnons d’un hommede génie; là, ils n’étoient plus que les instrumensd’un ministre qui pouvoit les vouer en foule àla mort, mais avec qui ils n’ctoient pas sûrs demarcher à la gloire, ou de contribuer du moins àcelle de leur patrie.

Une des choses qui font le plus d’honneur àLouis XIV, c’est de ne s’être jamais montré ja-loux de Turenne pendant sa vie, et de lui avoir