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et l’impatience prenoient sur elles d’être cons-tantes et souffrantes ; ses soldats étoient d’autreshommes; ils conservoient tous les avantages deleur nature et ils monlroient des qualités qu’onavoit toujours crû étrangères au caractèrefrançais. L’obéissance ne sembloit point aveu-gle et n’étoit point pénible parce qu’on étoit sûrque le commandement seroit toujours doux etson intention toujours raisonnable.
L’homme qui avoit opéré ces prodiges, c’étoitTurenne , nom unique dans les fastes militaires.Il nous a paru grand, pendant sa vie, à causede ce qu’il a fait ; il va nous paraître plus grandaprès sa mort, à cause de ce qu’on cessera defaire.
Turenne avoit pratiqué les leçons de Gustaveaussi bien que celles des Nassau , et, par consé-quent, toutes les leçons des anciens pour les or-dres de bataille qui sont le matériel de la guerre;il ne les avoit pas moins observées pour la par-tie morale, dont les anciens étoient si soigneux.
Ces ordres, qu’on ne peut ni louer ni imiteren aucun temps sans modification, ne doiventjamais être entièrement négligés; les principesn’en peuvent être méconnus sans de graves in-convéniens en tout temps et quelquefois sans degrands malheurs.
Interrogeons, sur ce qui se passa à cet égard