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immédiatement après Turenne, le témoignagedes contemporains.
« On met aujourd’hui, dit l’historien militaire» de Louis XIV (i), l’armée sur deux lignes qui» sont à peu près de même force, l’infanterie» dans le centre et la cavalerie sur les ailes, se-» Ion l'usage présent auquel on est obligé de se» conformer ; car M. de Turenne a souvent en-» tremêlé les bataillons d'escadrons , et M. de» Montécuculli , général de l'empereur , d'une» grande réputation et d'un grand mérite , avoit» le même usage dans ses ordres de bataille , afin» que ses troupes se pussent secourir récipro-» quement; la raison qu’il en apportoit, est qu’on» se servoit, dans une action, de l’infanterie,de là» cavalerie et de l’artillerie, et que ces trois» corps (2) doivent Loujours être à portée de se» secourir mutuellement, que, leurs forces étant» bien unies, ils sont en quelque façon invinci-» blés. M. de Montécuculli soutenoit que, dans» les ordonnances modernes où toute l’infante-» rie est au centre et la cavalerie sur les ailes,» ils ne pourroient tirer de secours les uns des«autres, par leur grand éloignement, et qu’il» étoit évident que, lorsque les ailes étoient bat-
(1) M. de Quiuci.
(2) Nous dirions aujourd’hui ces trois armes.