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Tome deuxième.
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Souvent cette opération se faisoit sur plu-sieurs bataillons, dont on gardoit les mousque-taires aux manches de droite et de gauche.

C’est ce qui avoit introduit la coutume deséparer les officiers de leur troupe et de lesgrouper à certains endroits ou de les étendresur le front sans aucun contact avec la troupeadministrée et journellement commandée pareux.

« On s’est enfin défait des piques, dit encore» Feuquières, et l’on a reconnu qu’un bataillon» fraisé de baïonnettes, et dont il sortoit un« grand feu, étoit plus capable de résister à la» cavalerie en plaine que mal fraisé du peu de» piques qu’on pouvoit conserver à la fin d’une» campagne. »

Il paroît, et cela se conçoit sans peine, quel’on perdoit beaucoup de piques en campagne,sans doute parce qu’on les employoit à toutusage et qu’elles se rompoient facilement; mais onne conçoit pas aussi bien comment une troupepouvoit manquer d’une arme aussi aisée à mon-ter, à démonter et à réparer, dont on trouve par-tout des moyens de remplacer les principalesparties. Il faut donc attribuer à d’autres causesl’abandon des piques.

De son côté, le P. Daniel, dans l’histoire dela milice française, fait remarquer que, quand