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les compagnies étoient mi-parties de piquiers etde mousquetaires, les piquiers devenoient inha-biles à être mis en faction avancée, parce qu’ilsne pouvoient ni atteindre de loin celui qui vou-loit les enlever, ni avertir par le feu le corps-de-garde ou la troupe qui devoit les soutenir. Onconçoit très-bien que cette inégalité, qui sur-chargeoit de service les mousquetaires, excitades réclamations et hâta l’armement uniformeplus que ne l’eût lait l’intérêt seul de l’arttant il est vrai que, le plus souvent, le bien nese fait pas dans l’ordre où il devroit se faire, etqu’il est décidé par des motifs qui, bien que dequelque poids, ne devraient pas passer les pre-miers.
La même réflexion sur l’utilité d’annoncer ledanger par le bruit, contribua, sans doute, àfaire donner à la cavalerie le pistolet, propresurtout à la cavalerie légère destinée aux avant-postes.
Mais ce qui pourvoit bien avoir égalementsecondé et ces réclamations et ces réflexions setrouve, ce nous semble, dans le passage suivantdu marquis de Quinci :
« Les piquiers, dit-il, avoient dix sous par mois» plus que les mousquetaires; mais il n’y en a» plus en France : tous les soldats ont à présent» des fusils et des baïonnettes. »