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C’est aü sujet d’une affaire si simple, si belle,si bien motivée, que Feuquières trouve moyend’accumuler sur Tallard les reproches de toutgenre, soutenant et s’efforçant de prouver quele succès fut dû à la fortune seule, et que le ma-réchal avoit tout fait pour le compromettre.
Tallard, qui avoit la vue basse, malheur qui,depuis, eut pour lui, à Ilochstedt, une si terribleconséquence, avoit auprès de lui un officier-gé-néral nomméVadlac, quiavoit la vue très-bonne,et en qui il se confioit. Feuquières assure que cetofficier prit pour un mouvement de crainte unmouvement que la cavalerie de la gauche des enne-mis faisoit afin , dit-il, de s'étendre et de débordernotre front droit, et que ce fut alors que Tallardfit charger notre droite , quoiqu'elle ne fût pointencore en bataille. Mais, quelle qu’eût été l’opi-nion de M. deVaillac sur le mouvement de l'en-nemi, c’étoit bien moins l’intention de ce mou-vement qu’il falloit considérer, que ce mouve-
les mêmes raisonnemens contre le vainqueur de l’Italie, quandil leva le siège de Mantouc pour marcher au-devant des troupesqui venoient secourir cette place , à moins qu’il n’euL été réduicau silence par les prodiges d'activité et de génie qui suivirentla levée du siège de Mantoue , et qui, il faut l’avouer , laissentbien loin derrière eux la journée de Spire, quelque estimableque soit sa conception et son exécution.