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ment en lui-même, puisqu’il donnoit à notrecharge une chance de succès : ce qu’il y avoit demieux à faire dans tous les cas, c’étoit de chargertout de suite, et par conséquent de charger en co-lonne, puisqu’on étoit dans cet ordre, d’ailleurstrès-propre à la charge dans cette occasion, etsur un ennemi ébranlé.
Tallard avoit d’autant plus de raison de 11e pass’amuser à se déployer , à une époque surtout oùles moyens de déploiement étoient si lents, qu’ilauroit perdu par là tout l’avantage de la rapiditéde sa marche; car cet avantage consistoit à sur-prendre l’ennemi au passage de la rivière.
Il étoit nécessaire d’insister sur les critiquesamères, injustes, mais quelquefois subtiles deFeuquières; il est vraisemblable que ces cri-tiques , coïncidant avec les malheurs qui arri-vèrent à Tallard, peu de temps après, ont jetédu discrédit sur les moyens dont Tallard s’étoitaidé pour remporter cette victoire. Si cet essai dela baïonnette et de la colonne avoit été encou-ragé par la faveur publique, la fortune, qui com-mençoit à nous abandonner, seroit peut-êtrerevenue sous nos drapeaux : il restoit peu d’an-ciens soldats ; la bonne espèce des hommes s’épui-soit; raison de plus pour adopter la tactique desmasses et des colonnes, où l’ensemble et l’en-traînement peuvent suppléer à la valeur et à