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tout à fait insoutenable et ne peut procéder quede cette haine aveugle et furieuse qui transportetoujours Feuquières au seul nom de Tallard.
En discutant la bataille de Malplaquet,commeentraîné, malgré lui, par l’évidence, Feuquièresconseille l’ordre oblique; il oublie que l’ordon-nance oblique est l’opposé de cet ordre d’atta-que par tout le front auquel ses préjugés lui fontpresque partout attacher un si grand prix etsouvent si mal à propos.
Partout ailleurs on est fatigué de l’obstinationavec laquelle il s’acharne à l’efuser le nom de ba-taille aux erigagemens où, selon ses expressionsfavorites, on n’a pas pu se déployer et se choquer detout son front. L’importance donnée à cette con-dition d’une affaire de guerre n’a rien qui satis-fasse la raison.
Il est remarquable que les batailles les pluscélèbres dans l’histoire donnent un démenti so-lennel à la maxime favorite de Feuquières etn’ont point présenté deux armées se choquantde tout leur front.
A Arbelles, Alexandre refuse son aile gauche,et avec la droite attaque la gauche des Perses.
A Tunis, Xantippe fait attaquer les deux ailes deRégulus, et n’oppose au centre que ses éléphans.
A Cannes, Annibal n’a affaire qu’au centre del’armée romaine.