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Tome deuxième.
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CHAPITRE III.

Des Écrivains militaires de cette époqüé.

§ I e1 '-

Feuquieres.

Les contradictions ne coûtent rien à unhomme passionné (i). Quand Feuquieres rendcompte de la bataille de Ramillies, il loue l’en-nemi d’avoir attaqué en colonne et blâme, cettefois-ci avec raison, le maréchal de Yilleroi d’êtreresté immobile en bataille, et, textuellement,de ne. pas s'être mis en colonne. Ailleurs, il blâmeformellement aussi M. de Lorges de n’avoir pas(en 1692 ) attaqué le Landgrave de Hesse en co-lonne et d’avoir remonté un ruisseau pour seformer en bataille : ainsi quand il s’agit de criti-quer, il semble admettre la colonne, mais enrendant compte de la bataille de Spire, après avoirreconnu que Tallard a marché au-devant de l'en-nemi (même, selon lui, trop vite), il classe cetteaffaire dans le chapitre des surprises : le mot seroitexact s’il vouloit dire que le prince de Hesse a étésurpris au passage duSpirebach; mais la préten*tioti de Feuquières est que ce fut Tallard qui futsurpris, parce qu’il éloit en colonne, ce qui est

(1) Voyez le paragraphe II du chapitre précédent.T. II. ' l3